L’utilisation courante de l’expression « terre nourricière » nous rappelle un élément fondamental : le point de départ de l’agriculture c’est le sol. Le protéger est un enjeu vital. Comment y parvenir ? En mettant en œuvre des techniques de culture plus respectueuses.

La composition du sol

Avant d’aller plus loin, reprenons les bases. Le sol c’est comme la peau de la Terre. Il se compose de 2 éléments solides : les minéraux (argile, sable …) et la matière organique. Il s’agit de l’ensemble des substances animales et végétales provenant d’organismes vivants ou en décomposition (résidus de culture, champignons, micro-organismes…). C’est le réservoir à nutriments des plantes.

Ajoutez à ces deux ingrédients de l’eau et des gaz, et vous obtiendrez un quatuor indispensable à la fertilité du sol.

L’agriculture bio veille sur la matière organique

Pour l’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique, l’un des nombreux bénéfices de l’agriculture bio est de maintenir un sol vivant donc fertile. Pour cela rien de plus simple : favoriser la présence de la matière organique en privilégiant certaines méthodes de culture.

La rotation des cultures pour ne pas appauvrir le sol

C’est le principe de changer de plante cultivée sur une parcelle au fil du temps.

Chaque culture a une façon bien à elle de tirer les éléments nutritifs du sol. La rotation permet de puiser de différentes manières dans les ressources, sans générer l’appauvrissement de l’une d’entre elles. Le taux de matière organique va donc rester stable.

Un autre atout est de diminuer l’impact des organismes nuisibles (insectes ravageurs, mauvaises herbes…). La rotation va les surprendre. Elle va casser leur cycle de développement et les empêcher de se fixer durablement.

La diversité des cultures pour entretenir un sol vivant

L’idée est simple : on ne peut pas se contenter de planter uniquement la culture principale sur une parcelle. Avant de la semer, il faut faire pousser une culture intermédiaire, souvent une légumineuse. On parle de plantes de couverture. Soit elles seront détruites (couvert mort), soit elle seront maintenues au moment de semer (couvert vivant).

Dans les deux cas le sol disposera d’une couverture végétale permanente qui va lutter contre l’érosion et maintenir l’humidité. Mais également capter et restituer les nutriments à la culture principale. Ce processus va permettent d’augmenter le taux de matière organique. 

Semer sans labourer pour préserver la matière organique

Labourer un champ n’est pas anodin. Cela casse la structure physique du sol. Sur le long terme, l’impact sur la fertilité est énorme. Pour y remédier, la méthode du semis direct est idéale. Le sol va être ouvert superficiellement pour y introduire la graine. L’activité biologique et minérale va être préservée. La matière organique va donc pouvoir pleinement jouer son rôle dans le développement de la culture.

Des méthodes à l’efficacité prouvée

Pour convaincre votre oncle ou votre collègue qui pensent que la productivité du bio est très faible, ne retenez que ce chiffre : 9%. C’est la différence de rendement entre les exploitations bio qui mettent en œuvre ces méthodes et l’agriculture traditionnelle. C’est ce que nous rappelle Le Monde : l’agriculture biologique, (est) plus productive qu’on ne le pense.

Donc oui, il est possible de produire de manière plus durable tout en maintenant un bon rendement. Ce n’est pas toujours facile à mettre en œuvre. Les agriculteurs bio doivent faire preuve de patience et d’engagement. Mais leurs méthodes de culture veillent à préserver cette terre nourricière dont nous avons tant besoin.

Pour comprendre assez facilement les notions de fertilité des sols et de matière organique regardez cette vidéo réalisée par le Dictionnaire d’agroécologie

One thought on “Les 3 méthodes de l’agriculture bio pour préserver le sol”

  1. Bravo Hugo ! L’article est intéressant et bien renseigné. J’espère qu’il va convenir au correcteur 😉

    Par rapport au cahier des charges technique, la balise more a bien été implantée. Mais il semble que celle-ci ne soit pas nécessaire avec le thème choisi. Le texte de l’article présent sur la Home page n’est pas coupé précisément à l’endroit spécifié. Pour remédier à cela un test a été fait en la mettant plus haut dans l’article. Mais cela faisait disparaitre le CTA « Read more » qui semble nécessaire. Même si le rendu en home page pourrait être meilleur, la balise a été laissée à cet endroit pour laisser afficher le « read more ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *